Caractérisation de l’événement |
Le 26 décembre la France se trouve dans un contexte dépressionnaire très marqué dû à la présence d’un axe de basses pressions s’étendant de l’Islande à la Méditerranée.
En altitude, un flux d’Ouest-Sud-Ouest exceptionnellement rapide s’organise (> 400 km/h) à la latitude de la France. Sur le proche Atlantique cette situation dépressionnaire favorise le
développement de plusieurs dépressions. Fait rare, ces dernières vont entrer en « résonance » avec le Jet d’altitude et se renforcer considérablement (962 hpa pour Lothar,
964 hpa pour Martin). Leur déplacement devient extrêmement rapide si bien qu’elles traversent le pays en 6 heures.
Si ces deux événements retiennent davantage l’attention par les vents extraordinaires qui les caractérisent (173 km/h à Orly, 187 km/h à Ouessant), ils n’en ont pas moins
également provoqué de nombreuses inondations. En effet, lors de ces deux épisodes, les cumuls n’ont pas atteint des valeurs extraordinaires (26 mm en 12 h à Caen soit 37 %
des précipitations normales mensuelles, 34 mm en 12 h à Bordeaux soit 35% des précipitations normales mensuelles) mais ils interviennent après un mois de décembre très arrosé
(rapport à la normale pour les hauteurs des précipitations de décembre de 275 % à Caen, de 162 % à Bordeaux). On note également que les nombreux embâcles provoqués par les
effets du vent sont un facteur aggravant pour les débordements de certains cours d’eau.
Enfin, le littoral Atlantique a dû faire face à une houle et une surcôte cyclonique exceptionnelle (2,5 m dans l’estuaire de la Gironde) responsables de dégâts importants suite aux
chocs mécaniques liés à l’action des vagues et aux inondations par submersion marine.
Dommages |
Coût estimé pour le marché : 230 M€ (en euros 2007) |

Source CCR