Caractérisation de l’événement |
Une dépression sur l’Espagne et les Baléares génère un fort courant de secteur Sud à Sud-Est (vent moyen à 90 km/h) doux et très humide en raison d’une mer Méditerranée
encore chaude. Cet air très rapide, humide et instable entre en conflit direct avec de l’air plus froid issu d’un anticyclone s’étendant des îles Britanniques à la Grèce.
La rencontre de ces deux masses d’air engendre la formation d’un front chaud extrêmement actif sur les départements bordant le Golfe du Lion. Bloqué dans son évacuation vers
le Nord par les hautes pressions britanniques, ce front va provoquer des précipitations continues, parfois très violentes durant près de 36 heures.
Lors de cet événement les précipitations sont caractérisées à la fois par leur forte intensité et leur cumul. Il est ainsi tombé 229,2 mm en 3 heures et 620 mm en 36 heures
à Lézignan (Aude), 74 mm en 1 heure et 392 mm en 24 heures à Thuir (Pyrénées Orientales) ; 93 mm en 24 heures à St Pierre de Trivisy (Tarn). Partout les durées de retour
dépassent les 25 ans, lorsqu’elles ne sont pas historiques, elles sont supérieures à 100 ans pour les départements de la région Languedoc-Roussillon.
Ces pluies sont accompagnées par des vents de secteur Sud soufflant en tempête sur le littoral (140 km/h en rafale à Port-la-Nouvelle) ainsi que par une surcôte de la mer
supérieure à 1 m.
Outre le fait que les crues soient généralisées à l’ensemble du réseau hydrographique des régions touchées, on note que les débordements sont accentués par la
surcôte qui a entravé l’écoulement des fleuves à proximité des embouchures (Aude, Hérault). En fonction de la topographie, ces phénomènes donnent lieu à des inondations
de plaine (Aude, Pyrénées Orientales, Basse vallée du Tarn) ou à des inondations torrentielles (Tarn, Hérault).
Dommages |
Coût estimé pour le marché : 220 M€ (en euros 2007) |

Source CCR