Caractérisation de l’événement |
La France est sous l’influence d’un très rapide flux perturbé de secteur Ouest généré par un fort gradient barométrique séparant une dépression très creuse située sur
l’Islande et l’anticyclone des Açores. Cette dépression dirige sur la France une succession de perturbations très actives. A partir du 12 février, la situation se dégrade
encore davantage avec l’arrivée d’un front froid qui balaiera le pays en déversant des quantités très importantes de précipitations.
Lors de cet événement, les pluies les plus abondantes ont concerné les 2/3 nord de la France (212 mm en 30 h à Chambéry). Dans toutes ces régions les cumuls de précipitations
relevés atteignent ou dépassent les valeurs mensuelles moyennes (Charentes 135%, Meurthe et Moselle 120%). Les durées de retour sont partout supérieures à 30 ans, elles sont
même historiques pour de nombreux postes.
Si les inondations ont été provoquées par ces cumuls importants atteints sur une période relativement courte (une semaine), elles sont aussi le fait de la neige. En effet,
les fronts froids successifs ont généré de fortes chutes de neiges sur les reliefs (cumul de 2,70 m dans le Nord des Alpes) mais un redoux massif et brutal a entraîné une
fonte rapide du manteau neigeux qui est venue gonfler les cours d’eau des Vosges, du Jura et des Alpes, aggravant ainsi les inondations.
Dans la région de Bordeaux, ces importantes précipitations se sont accompagnées de vents violents dépassant les 100 km/h en rafale ainsi que des phénomènes de vents
tourbillonnants très localisés.
Les inondations les plus graves ont eu lieu sur la quart Est du pays et sont le fait de cours d’eau tels que le Doubs, la Meuse, la Moselle, le Rhône dans son cours supérieur
et la Saône.
Dommages |

Source CCR