Caractérisation de l’événement |
Mardi 6 septembre après-midi et au cours de la nuit du 6 au 7 septembre 2005, de fortes pluies s'abattent sur la façade méditerranéenne, en particulier sur le Gard et
l’Hérault. On relève par endroits des intensités pluviométriques remarquables, jusqu’à 80 mm en 1h dans la région de Nîmes par exemple. Bernis, commune située au sud de
Nîmes reçoit 270 mm en 6h, soit l’équivalent de 6 mois de pluie en moyenne, alors qu’il a plu environ 200 mm en 24h sur la commune de Montpellier.
Cet épisode méditerranéen sévère est habituel à cette période de l’année sur ces régions.
Le jeudi 8 septembre, la région est à nouveau victime d’orages et de fortes précipitations. Les cumuls relevés pour cet épisode atteignent les 220 mm dans la région de Nîmes.
Même si il occasionne de nombreux dégâts, cet épisode est moins intense et moins étendu que celui du 6 septembre. Néanmoins, Météo France ayant abaissé le niveau d’alerte,
certaines précautions n’ont pas été prises par la population lors de ce deuxième épisode.
Cet événement fait ressurgir dans de nombreux esprits le spectre de l’inondation de septembre 2002 dans le Gard qui avait provoqué la mort de 23 personnes et causé
715 M€ de dégâts pour l’ensemble du marché français de l’assurance. Pourtant l’orage de Nîmes a été beaucoup moins intense, donc beaucoup moins coûteux.
A titre comparatif, le plus fort cumul enregistré lors des inondations du Gard en septembre 2002 avait été de 670 mm à Anduze, alors que cette fois-ci on enregistre 325 mm à Bernis
au maximum de l’événement, soit une valeur deux fois moins importante qu’en septembre 2002.
De plus, la meilleure organisation de l’alerte météo, et, dans une moindre mesure, une certaine habitude aux inondations des habitants de la région touchée, font que
l’événement est mieux appréhendé, limitant certainement les dégâts, et de toute évidence les pertes humaines.
Pour mémoire, on rappellera également que le coût de l’événement du Gard en septembre 2002 avait été aggravé par une rupture de digue qui avait provoqué la submersion totale
du village d’Aramon. Lors de l’orage
de Nîmes de début septembre 2005, une digue a également rompu, sur la commune de Vestric (département du Gard), mais seuls quelques lotissements ont été affectés.
Dommages |
Coût estimé pour le marché : 90 M€ (en euros 2007) |

Source CCR